Candide ou l’optimisme.
Traduit de l’allemand de M. le Docteur Ralph
Avec les additions qu’on a trouvées
Dans la poche du docteur,
Lorsqu’il mourut à Minden
L’An de Grâce 1759 »
Le Titre :
L’optimisme : Employé pour la première fois en 1737 pour rendre compte de la théodicée de Leibniz.
La deuxième partie du titre « traduit de l’Allemand […] grâce 1759 » est une moquerie de la pratique des auteurs qui dans le but de donner un certain caractère véridique à leur œuvre utilisaient ce genre de formule.
Quelques mots sur l’œuvre : Il s’agit d’un conte philosophique développé plusieurs années plus tard à partir de L’histoire des voyages de Scarmentado .
Chapitre premier ; Comment Candide fut élevé dans un beau château et comment il fut chassé d’icelui:
Le conte : « Il y avait », cet élément signale dès les premiers mots de texte que l’on se trouve ici dans le genre du conte, idée reprise par le décor « dans le château ». Cependant Voltaire attache son récit à un cadre réel : « en Westphalie ». On nous décrit également un univers de perfection avec l’emploi de nombreux superlatif : « le plus beau des châteaux », « madame la meilleur des baronnes possibles »…
Onomastique : A l’aide de l’allitération sur le « t » dans le nom du baron : « Thunder-ten-trouckh » Voltaire se moque de la langue allemande dont il trouvait les sonorités trop dures et trop peu élégantes.
Ordre de présentation des personnages : Candide, jeune homme non noble est présenté presque le premier alors que le baron, la baronne, Cunégonde … sont présentés ensuite, cela contredit l’ordre de présentation des personnages classique du conte.
Des personnages stéréotypés : « avec l’esprit le plus simple ; c’est, je crois, pour cette raison qu’on le nommait Candide » ici Voltaire nous précise un point important du récit qu’il faut noter : la naïveté de notre jeune héros. On remarque également que Voltaire réduit ces personnages à une grande caractéristique physique ou morale, il stéréotype ces personnages. On retrouvera ces personnages stéréotypés avec le « bon anabaptiste » Jacques, le pessimiste Martin, l’optimiste Pangloss, la « grosse » baronne, la belle Cunégonde …
La satire de la noblesse :« il était fils de la sœur de monsieur le baron, et d’un bon et honnête gentilhomme du voisinage que cette demoiselle ne voulut jamais épouser parce qu’il n’avait pu prouver que soixante et onze quartiers » On évidemment ici la satire de la noblesse avec l’hyperbole des 71 quartiers de noblesse, on pourra parler aussi d’exagération burlesque. « Monsieur le baron était le plus puissants seigneurs de Westphalie, car son château avait une porte et des fenêtres .» Ici aussi Voltaire critique les prétentions noblières, comment le seul fait d’avoir un château avec une porte et des fenêtres permettrait d’être « le plus puissants seigneurs » . « Ils l’appelaient tous Monseigneur » là encore s’applique la satire puisque ce titre et normalement réservé aux princes, ducs … « le vicaire du village était son grand aumônier » est ici le terme de « grand aumônier » est normalement réservé au grand aumônier du roi de France. « Madame la baronne, qui pesait environs trois cent cinquante livres, s’ attirait par-là une très grande considération, et faisait les honneurs de la maison avec … » idem que pour le baron, en quoi le fait de peser un certain poids et en soit suffisant pour être respecter. « Le fils du baron paraissait en tout digne de son père » mais quels sont les qualités du fils puisque la seule qualité du père est de possédait un château avec une porte et des fenêtres.
La satire de la philosophie optimiste : La première moquerie de la satire optimiste est donnée avec le nom de la matière qu’enseignait Pangloss « la métaphysico-théologo-cosmolo-nigologie » expression caricaturale par la juxtaposition des termes, en effet si l’on décompose ce long terme : la métaphysique est la recherche des causes de l’univers et des principes premiers de la connaissance, la théologie l’étude la religion ou des religions, la cosmologie est l’étude du cosmos enfin la nigologie terme inventé par Voltaire serait la science des nigauds. On fait aussi preuve d’ironie dans les termes « il prouvait admirablement ». La philosophie optimiste est expliquée par Pangloss « dans ce meilleur des mondes possibles», « Il est démontré […] que les choses ne peuvent être autrement : car tout étant fait pour une fin, tout est nécessaire pour la meilleure fin. » L’auteur fait appelle au burlesque pour se moquer de la philosophie optimiste avec des détails triviaux. « qui donnait une leçon de physique expérimentale à la femme de chambre ».
Candide chassait du paradis terrestre : Voltaire réécrit ici en parodiant l’épisode biblique de la chute, Candide après avoir embrassait Cunégonde est chassé de ce qui nous est décrit comme le plus beau, tout comme lorsque Adam et Eve furent chassé du paradis terrestre après le pêché de la chaire.
Document complémentaire de cette étude : Diderot ; article « le conte », L’Encyclopédie.
Chapitre cinquième :Tempête, naufrage, tremblement de terre, et ce qu’il advint du docteur Pangloss, de Candide, et de l’anabaptiste Jacques :
Candide, Pangloss et Jaques (pastiche du bon samaritain) se retrouvent pris dans un terrible naufrage…
La réaction des passagers face au naufrage : « La moitié des passagers affaiblis, et expirants […]n’avait même pas la force de s’inquiéter du danger. L’autre moitié jetait des cris et faisaient des prières […]. L’anabaptiste aidait un peu à la manœuvre » Ici l’auteur met bien en parallèle trois types de passagers : Ceux qui ne font rien, ceux qui prient et ceux qui essayent de sauver le navire : Jacques. Les verbes jeter et prier qui n’ont aucun rapport montrent la panique des passagers. Il s’agit de mettre en valeur le comportement de l’anabaptiste.
Le pathétique non utilisé :Cette scène ne fait jamais appelle au pathétique, l’auteur ne cherche pas à attendrir le lecteur, il nous décrit des corps menacer dans leur fonctionnement « dans les nerfs et dans toutes les humeurs ».
Le rythme : Il est très soutenu, par l’utilisation de la juxtaposition des actions «les voiles étaient déchirées, les mâts brisés, le vaisseau entr’ouvert. Travaillait qui pouvait, personne ne s’entendait, personne ne commandait », par l’utilisation de nombreuses virgules. Le narrateur nous suggère une action décousue par le changement de temps : « n’avait », « le frappe », « laissa », on passe de l’imparfait, au passé simple, à l’imparfait. Ceci donne une impression que la scène se passe sous nos yeux, avec le présent qui accélère le récit.
Pangloss et Candide : Lorsque Jacques tombe à la mer, Candide veut d’abord le sauvé, mais il est bien facilement retenu par le philosophe Pangloss, qui le persuade que «La rade de Lisbonne avait été formée exprès pour que cet anabaptisme s’y noya », ici évidement on a un résonnement absurde qui critique la philosophie optimiste, critique reprise pas le « à priori » un peu plus loin dans le texte. On peut aussi remarquer qu’à la fin du naufrage nos deux personnages n’essayent pas d’aider les survivants, ne s’apitoient pas sur leur sort, ne pence pas à enterrer les victimes, ils partent sans même se retourner, ni même penser à la mort du bon anabaptiste.
Les personnages de Jaques et celui du matelot: L’anabaptiste est mis en avant de manière valorisante par le narrateur « le bon Jacques », malgré qu’il fut frappé par le matelot, il se porte comme même à son secours. Il apparaît comme un personnage incarnant la bonté (cf. : stéréotype des personnages par Voltaire). S’oppose à cette bonté, la méchanceté humaine, le matelot avec surtout le terme « sans daigner seulement le regarder ». Ce partage entre le bien et le mal de façon si simpliste comme le fait l’auteur est appelé manichéisme des personnages. Ici par la mort du bon Jacques et la surit du matelot, de Pangloss et de Candide, qui ne doit rien à leur courage ou vertu, met en avant le fait que la providence est souvent injuste.
Petit rapprochement avec le chapitre dernier et point sur le narrateur : Dans le chapitre dernier, le derviche nous dit : « Quand sa Hautesse envoie un vaisseau en Egypte, s’embarrasse -t-elle si les souries qui sont dans le vaisseau sont à leur aise ou non ? », ici on nous dit que Dieu pence au plus grand nombre et ce soucis peu des petits problème des hommes. On peut remarquer ici que le derviche donne une solution pour associé la croyance en Dieu et le massacre d’innocent. Le narrateur lui n’est pas en accord avec le derviche car il ne nous suggère pas dans ce chapitre de solution, il nous laisse penser que seule la foi en Dieu ou dans la perfectibilité humaine donne des qualités d’agrégation. Ici la narrateur ne s’implique pas ,il ne propose pas de leçon de morale et ne juge pas.
Problématique proposée : En quoi ce récit du naufrage permet-il à Voltaire de nous faire réfléchir sur l’homme ?
Plan proposé : I)Un récit syncopé.
II) Une scène qui propose le problème du « mal morale » et du « mal physique ».
III) La portée allégorique du récit.
Document complémentaire de cette étude : Voltaire ; Chapitre 131 « Des anabaptistes », Essai sur les mœurs.
Chapitre sixième : Comment on fit un bel autodafé pour empêcher les tremblements de terre. Et comment Candide fut fessé :
Un fait réel : Le tremblement de terre relaté dans ce chapitre fut réellement en 1756, et fit plus de vingt milles victimes. Le 20 juin 1756, est organisé réellement un autodafé. Voltaire en parlera dans son Poème sur le désastre de Lisbonne, où examen de cet axiome, tout est bien.
L’autodafé, définition : c’est au sens premier un acte de foi, mais ici c’est une cérémonie « grande cérémonie »aux cours de laquelle les hérétiques (= qui ne croient pas en la foi chrétienne catholique ou a fait une entorse à la religion) condamnées au supplice du feu « personnes brûlées à petit feu » par l’inquisition (organisme judiciaire de l’Eglise) étant convier à faire acte de foi pour méditer leur rachat dans l’autre monde.
La fête : Ici Voltaire fait la satire de cette pratique en la décrivant comme une fête populaire : « spectacle de quelques personnes brûlées à petit feu », « grande cérémonie », « Bel autodafé », « orna leur tête », on retrouve une grande insistance avec de nombreux détails sur les costumes des personnages, « une belle musique de faux-bourdon » on voit dans cette expression toute l’ironie de l’auteur avec l’emploi de l’oxymore.
Une solution anti-tremblement de terre ?: on nous parle de « secret infaillible », que serait apparemment cette cérémonie contre les nouveaux tremblements de terre, mais en 1755 la terre tremble de nouveau à Lisbonne, donc les « sages du pays » se seraient tromper, évidemment ici Voltaire nous parle de « sage » pour montrer toute l’absurdité de cette décision.
Humour noir : Ici Voltaire fait preuve d’un humour toute particulière : l’Humour noir avec des expressions comme : « Brûlées à petit feu », « fessé en cadence » ou encore, « quoi qu’il n’en fut pas la coutume ». Il s’agit évidemment de critiquer le fanatisme religieux des inquisiteurs, tout comme pour le fait que l’autodafé nous soit présent comme une fête.
Les coupables et leurs crimes : On constate évidemment un grand décalage entre les actes commis et les sanctions « un Biscayen convaincu d'avoir épousé sa commère, et deux Portugais qui en mangeant un poulet en avaient arraché le lard ». Les faits reprochés à Pangloss sont d’avoir parlé mais parler de quoi ? Pour le savoir, il faut se reporter au chapitre précédent : « la liberté peut subsister avec la nécessité absolue ». Cette « nécessité absolue » n’est pas reconnue par l’église puisque si la nécessité absolue est acceptée alors l’homme n’est pas responsable de ses fautes, alors Adam et Eve furent chassé du paradis injustement, c’est pour cela que Pangloss est pendu. Le crime de Candide est de ne pas avoir contredit Pangloss, on pourra constater l’euphémisme de la part de l’auteur quand il nous dit : « Fessé en cadence », en réalité Candide fut fouetté. La violence religieuse apparaît ici de manière très burlesque.
La naïveté de Candide : L’action est rapide et le lecteur reste incompréhensif par rapport à cette scène, cette incompréhension est la conséquence de la naïveté de Candide dont le point de vu et adopter pendant une grande partie de l’extrait, naïveté mise en scène par les termes de « appartements d’une extrême fraîcheur, dans lesquels on n'était jamais incommodé du soleil », c’est ici un euphémisme pour parler de la prison ou encore dans le terme « orna ». Voltaire fait aussi la satire de l’église par cette naïveté, le lecteur ne comprend pas la décision de l’autodafé (cf. satire de l’église) avec notamment un faux rapport logique avec le « en conséquence ».
L’optimiste enfin remis en cause par Candide : Dans l’extrait, la longue tirade de Candide à la fin, annonce pour la première fois, la remise en cause de l’optimiste qui permettra au terme de ces voyages, une évolution du personnage de Candide. On peut voir la première phrase de la tirade qui est une question rhétorique qui met en doute l’optimisme. On a un recourt à l’invocation avec les multiples « ô », d’un superlatif désignant la personne a qui pence Candide «le plus grand des philosophe », « le meilleur des hommes », « la perle des filles » et enfin l’auteur établie un parallèle entre les trois phrases avec le « faut-il » et la construction toujours similaire. Cependant on peut y voir un « mais », Candide remet en cause l’optimisme mais parle toujours de Pangloss comme « le plus grand des philosophes » alors que Pangloss est le symbole de l’optimiste dans le récit.
Document complémentaire à cette étude : Voltaire ; de « la cour était à Séville … » à «… tout beau qu’il était », Histoire des Voyages de Scarmentado écrite par lui-même.
Voltaire ; Chapitre CXL « de l’inquisition, Essai sur les mœurs.
Chapitre dix-huitième : Ce qu’ils virent dans le pays d’Eldorado :
Premier extrait :
Le rôle du valet, Cacambo dans l’extrait : Ici le rôle de Cacambo est très important, plus important que celui de son maître « Candide ne jouait plus que le second personnage , et accompagnait son valet » (/!\ Citation hors de l’extrait étudié). On voit bien que c’est Cacambo qui parle puisque c’est à lui que sont attribués les verbes de paroles « demanda » et « dit Cacambo » on peut ajouter que l’on a une impression de mise en valeur de ce personnage par Voltaire, il nous est présenté comme respectueux et poli et égal à Candide dans l’art de la discuption« Cacambo demanda humblement » et parfois l’on a même l’impression qu’il prend lui-même l’initiative. Peut être que par-là Voltaire veut montrer une certaine ‘’égalité ‘’ des homme face au question d’ordre religieux.
Le naïf Candide : Notre héros, permet par sa grande naïveté « Candide ne se lassait pas d’interroger le vieillard » à l’auteur de faire la satire de l’Eglise. Cette naïveté donne au récit un caractère vraisemblable. Candide dans cet extrait nous est encore présenté comme un élève avec un nouveau professeur bien mieux valoriser que le personnage de Pangloss avec lequel il prend quelques distances, il va même jusqu’à dire que le château de Thunder-ten-tronckh n’est pas le plus beau des châteaux », il renie donc une part de la philosophie de Pangloss.
Le personnage stéréotypé du vieillard : Ce personnage, le vieillard est valorisé par le narrateur « ce bon vieillard », « le bon et respectable sage », la raison qui explique un portrait si mélioratif est que le vieillard est le personnage qui se veut représentant de Voltaire.
La satire de l’Eglise : L’Eglise est dénoncée par l’accumulation « [des] moines qui enseignent, qui disputent, qui gouvernent, qui cabalent et qui font brûler les gens qui ne sont pas de leur avis », dans « [des] moines qui enseignent » on dénonce l’obscurantisme, dans « [des moines] qui disputent, qui gouvernent » Voltaire dénonce la place trop importante de la religion dans la politique, dans des moines « qui cabalent » est une allusion aux querelles entre les religieux , rendu absurde par les termes de « nous sommes tous ici du même avis », et enfin « [des moines] qui font brûler les gens qui ne sont pas de leur avis», on dénonce encore une fois l’inquisition avec en plus aucune idée de religion dans cette phrase donc l’autodafé n’est qu’une fête (cf. Chapitre 6). Par la suite le vieillard conclu en donnant l’image de pure folie que celle de cette organisation religieuse « Il faudrait que nous fussions fous ». La phrase du vieillard « nous n’avons rien à lui demander » dénonce la recherche d’intérêt dans la relation avec Dieu, Voltaire sou sentant que les gens ne prient que pour « demander » et non comme le suggère ensuite le vieillard pour le « remercier sans cesse ».
La religion d’Eldorado : Voltaire nous fait savoir qu’il pence que l’homme ne peut vivre sans croire à un Dieu « Candide[…] fit demander […]si dans le pays il y avait une religion […]le vieillard rougit un peu ; ‘’Comment donc ! dit-il . En pouvez vous douter ! » la surprise et l’indignation du vieillard le montre bien. (cf. Voltaire ; « dieu », Dictionnaire philosophique) . Le vieillard sou sentant aussi une idée de ‘’religion universelle’’ lorsqu’il dit « la religion de tout le monde » ou encore « es qu’il peut y avoir deux religions ? » (question rhétorique ). Eldorado semble un lieu où la religion est celle de Voltaire : le déisme.
Problématique proposée : Comment le dialogue entre les personnages sert-il la réflexion de Voltaire sur la religion ?
Plan proposé : I)Fonctionnement du dialogue.
II)Satire de l’église.
III) Déisme.
Document complémentaire à cette extrait : Montesquieu ; Lettre XLVI « Usbek à Rhédi, à Venise », Les lettres persanes.
Deuxième extrait :
Petite définition d’Eldorado: en espagnol Eldorado signifie le pays de l’or, il s’agit d’une contrée imaginée par les conquistadors au 15e et 16e siècle.
Petite définition de l’utopie : selon le Dictionnaire de l’académie française, il s’agit d’ «un plan de gouvernement imaginaire où tout est parfaitement réglé pour le bien commun ».
La féerie: dès la première phrase de l’extrait on nous montre une grande féerie « les six moutons volaient », on a une idée aussi de grandeur « en moins de quatre heures, on arriva au palais du roi, situé à un bout de la capitale » reprit par « après avoir parcouru toute l’après midi un peu près la millième partie de la ville ».
Le merveilleux : On a tout au long de nombreuse hyperbole qui montre Eldorado comme un paradis terrestre « de deux cent pieds de long, et de cent de large », « mille musiciens » , « jusqu’aux nus » , «de mille colonnes », « qui coulait continuellement », « une galerie de deux mille pas ». On a aussi une certain exotisme notamment avec « tissu de duvet de colibri ». « 20 belles filles de la garde » Ici le narrateur souligne l’aspect acceillant de ce pays, il n’y a aucun signe de préparation à une offensive militaire. Tout les sens du visiteur sont flattés le goût avec « liqueur de canne de sucre », l’odorat « une odeur semblable à celle de la girofle », la vue « pierreries » .Tout en Eldorado traduit un certain luxe «bains », ils était à l’époque réservé aux riches. On peut aussi noté l’emploi d’adjectif mélioratifs « belles » notamment et de superlatif qui souligne le merveilleux.
Lecture critique : Cette hyperbole de la perfection d’Eldorado oblige le lecteur à prendre un recul vis à vis de ce qui se passe dans l’extrait. L’ironie produit le même effet « On voit assez bien … » et on peut noter également le décalage comique dans « Candide et Cacambo sautèrent au cou de Sa Majesté », on leur à dit d’ « embrasser le roi » mais jamais de faire preuve de temps d’enthousiasme. [A COMPLETER].
Problématique proposée : Comment la mise en œuvre de l’utopie d’Eldorado sert l’éloge des principes des lumières ?
Plan proposé : I) La mise en œuvre de l’utopie.
II) La satire royale et sociale.
III) L’éloge des principes des lumières.
Document complémentaire à cet extrait : Montesquieu ; «Lettre 12 », Les lettres persanes.
Résumé rapide chapitre par chapitre de Candide :
Chapitre premier : Comment Candide fut élevé dans un beau château, et comment il fut chassé d’icelui : Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes dans le plus beau des châteaux, celui de Thunder-ten-trouckh où Pangloss, le maître de Candide(jeune et naïf), lui enseigne que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Après que Cunégonde sa cousine ai vu Pangloss et la femme de chambre dans les bras, elle embrasse Candide qui se fait chassé du château par son oncle le baron. (Voir aussi l’analyse du chapitre premier).
Chapitre second : Ce que devint Candide parmi les Bulgares : Candide chassé du château, se fait recruter sans le savoir dans l’armée bulgare, cependant Candide aime se promener ce qui est vu comme une désertion. Comme il en avait marre d’être fustigé, il a demandé la faveur de se faire casser la tête, le roi des bulgares le graciera et il se fiera soigner par un grand chirurgien.
Chapitre troisième : Comment Candide se sauva d’entre les bulgares et ce qu’il devint : Il est témoin d'une boucherie héroïque entre les troupes arabes et bulgares, il déserte et découvre en Hollande l'intolérance. Mais il rencontra Jacques, un bon anabaptiste qui lui donna à manger et de l'argent.
Chapitre quatrième :Comment Candide rencontra son ancien maître de philosophie et ce qu’il en advint : Candide retrouve Pangloss que la vérole à défigurer. Pangloss lui raconte la destruction du plus beau château, la mort de ses habitants et de Cunégonde. Le bon anabaptiste recueil Pangloss, puis Candide et Pangloss accompagné de leur bienfaiteur partent vers le Portugal.
Chapitre cinquième : Tempête, naufrage, tremblement de terre, et ce qu’il advint du docteur Pangloss, de Candide, et de l’anabaptiste Jacques : Jacques périt au cours d'une tempête sans même que ni Candide, ni Pangloss daignent le sauver. Lorsque Candide et Pangloss arrivent à Lisbonne, la terre se met à trembler. Ils sont différés à l'inquisition pour quelques discours suspects. (Voir aussi l’analyse du chapitre cinquième).
Chapitre sixième : Comment on fit un bel autodafé pour empêcher les tremblements de terre. Et comment Candide fut fessé : On fait un bel autodafé pour empêcher la terre de trembler. Pangloss est pendu Candide fessé pour leur discours suspect. (Voir aussi l’analyse du chapitre sixième).
Chapitre septième : comment la vielle pris soin de Candide, et comment il retrouva ce qu’il aimait : Candide est soigné par la vielle et retrouve sa belle Cunégonde qui n’est finalement pas morte.
Chapitre huitième : Histoire de Cunégonde : Comment Cunégonde fut éventrée, acheter et revendu à de multiple reprise et comment elle perdit sa virginité.
Chapitre neuvième : Ce qu’il advint de Cunégonde, de Candide, du grand inquisiteur, et d’un juif : Cunégonde partage ses faveurs entre le juif don Issa char et le grand inquisiteur. Candide tut les deux amants de sa belle. Il s'enfuit avec Cunégonde et la vielle.
Chapitre dixième : Dans quelle détresse Candide, Cunégonde et la vielle arrivent à Cadix, et leur embarquement : Dans leur fuite, Cunégonde se fait voler ses économies par un « révérant père » (cf. satire de l’église prête à voler son prochain). Puis après avoir vendu un de leurs chevaux, ils embarquent pour l’Amérique puis sur ce bateau, Cunégonde se plaignant de ses malheurs, la vielle décide de lui racontait son histoire…
Chapitre onzième et douzième : Histoire de la vielle et Suite des malheurs de la vielle: La vielle était la fille du pape Urbain X (cf. satire de l’église) et de la princesse de Palestrine, on nous raconte comment elle fut violée et vendue de nombreuses fois, comment on lui a coupé la fesse lors d’un siège pour nourrir des guerriers affamés. Et comment elle arriva finalement auprès de Cunégonde.
Chapitre treizième : Comment Candide fut obliger de se séparer de la belle Cunégonde et de la vielle : suite à la phrase du chapitre douzième de la vielle : « [un homme] qui ne soit souvent dit à lui-même qu’il était le plus malheureux des hommes, jetez-moi dans la mer » et Candide découvre que la vielle a raison, c’est un des passages qui contribuera à l’évolution du personnage et à son changement point de vus vis à vis de l’optimiste. Le gouverneur de Buenos Aires s ‘éprend pour Cunégonde, la vielle conseil Cunégonde. On reconnaît Candide comme le meurtrier de l’inquisiteur, et il doit fuir en laissant Cunégonde et la vielle.
Chapitre quatorzième : Comment Candide et Cacambo furent reçus chez les jésuites du Paraguay : Candide pris pour un espagnol, et tout d »bord mal reçu puis lorsqu’il apprirent qu’il était allemand, il est reçu par le révérend père qui n’est autre que le frère du Cunégonde, qu’il avait cru mort dans l’attaque du château par les Bulgares.
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